En vue des élections législatives de 1962, il mène une scission du CNIP pour former le Comité d'études et de liaison des Républicains indépendants, abrégé en Républicains indépendants (RI), et un groupe RI à l’Assemblée nationale[42]. Créée le 19 septembre 2011, la Fondation Valéry-Giscard-d'Estaing est reconnue d’utilité publique le 16 mars 2012. Il est réélu à l’issue des élections régionales de 1992, après que les listes de l’Union pour la France (UDR-RPR) eurent recueilli 43 % des suffrages[220]. Deux jours plus tard, Valéry Giscard d'Estaing se voit confier le portefeuille de ministre de l'Économie et des Finances. Si celle des diamants de Bokassa relevait de la mauvaise polémique, la mort mystérieuse du ministre du Travail Robert Boulin retrouvé dans un étang de Rambouillet était plus troublante (1979). Avec notamment des documents, obtenus de l’administration centrafricaine pendant l’intervention militaire que Valéry Giscard d'Estaing a ordonné pour renverser Bokassa à la tête de la Centrafrique, Le Canard enchaîné estime la valeur de ces diamants à un million de francs ; alors que président de la République ignore les accusations dans un premier temps, il les traite ensuite avec mépris, et déclare que la valeur de ces cadeaux est surestimée. Tout en augmentant l'imposition des entreprises, l'exécutif se pose en défenseur de la compétitivité économique, avec notamment l'instauration dans le secteur privé du contrat de travail à durée déterminée (CDD)[262]. 14. Une crise politique survient avec Monaco en 1962, lorsque Valéry Giscard d'Estaing, sous l’impulsion du général de Gaulle, soupçonne de fraude fiscale une majorité des quelque 7 000 Français installés dans ce paradis fiscal ; le gouvernement français obtient finalement que les Français expatriés dans la principauté après 1962 paient des impôts à la France[51]. En vue des élections européennes de 1999, il refuse de se présenter et s'inquiète de la multiplication des listes au centre et à droite : il s'oppose ainsi à la constitution d’une liste UDF menée par François Bayrou et apporte son soutien à une liste d'union menée par le président du RPR, Philippe Séguin[209],[215]. Mais face aux réticences de parlementaires de la majorité et de la plupart des membres du gouvernement, notamment Raymond Barre et Simone Veil, ainsi que du Conseil d'État, il renonce à cette idée[104]. Hormis la métapolitique, les comités Faire front, issus d’Ordre nouveau (ON), puis du FN, créés en 1973 tiennent Le Pen comme un « homme du passé » et préfèrent s’engager en faveur de Giscard. Sa famille, qui l'a entouré jusqu'au bout dans sa maison d'Authon, dans le Loir-et-Cher, a fait savoir que l'ancien président avait succombé des suites du Covid-19. Le parti ne compte alors plus que 66 députés (presque deux fois moins qu’en 1978-1981), n’a pas de dirigeant naturel (son président, Jean Lecanuet, peine à s'imposer, tandis que Raymond Barre reste impopulaire) et ses différentes composantes (Parti républicain, Centre des démocrates sociaux, Parti radical) sont tentées de reprendre leur indépendance[177]. ». Valéry Giscard d'Estaing, qui a consulté de nombreux constitutionnalistes, évoque ainsi la possibilité d'une cohabitation. Cependant, les échanges économiques entre les deux États se maintiennent à un niveau important[141]. Avec le chancelier fédéral allemand Helmut Schmidt, il est à l'origine de la création du Conseil européen en décembre 1974, ce qui est vu comme le prolongement de l'action gaulliste, qui privilégiait la coopération entre les États à l'intégration communautaire[131]. 5. Pendant sa présidence, Valéry Giscard d’Estaing consacre une grande importance à la construction européenne. Outre la « programmation de concerts, de rencontres et de conférences », il souhaite « faire une place pour [s]es archives personnelles de président de la Convention européenne ». 35. Réunion de plusieurs dirigeants occidentaux dans les jardins de l’ambassade britannique à Helsinki (Finlande), en juillet 1975. On pouvait donc nourrir certains espoirs au début du septennat même si le FN faisait figure d’« épouvantail », c’est-à-dire de groupe de nostalgiques d’une extrême droite révolue et sans avenir électoral. Auteur d’un mémoire sur les séparatismes européens, il se passionne pour les mouvements politiques favorables à « L’Europe aux cent drapeaux. Grâce à cette action immédiate, l'ennemi a cessé son feu de Panzerfaust et le char a pu reprendre sa mission[b 1]. Sur les conseils de Michel Poniatowski, le chef de l’État sortant — qui a seulement 55 ans, soit beaucoup moins que ses prédécesseurs à la fin de leur présidence — se retire alors de la vie publique, son ami de longue date lui suggérant l’idée qu’il pourrait être un recours en cas de crise nationale provoquée par la gestion de la gauche, à l’image d’un Raymond Poincaré rappelé à la tête du gouvernement peu après son départ de l’Élysée[c 1]. 17. Président de la République de 1974 à 1981, son mandat a autant été marqué par des projets de … » et publié dans Le Figaro : « le type de problème actuel auquel nous aurons à faire face se déplace de celui de l'immigration (« arrivée d’étrangers désireux de s'installer dans le pays ») vers celui de l'invasion (« action d’entrer, de se répandre soudainement », selon la définition donnée par Littré) ». Elle impose également que les bâtiments soient accessibles aux personnes handicapées[87],[88]. Il est issu d'une ancienne famille bourgeoise[d] active dans la vie politique française. Son gouvernement compte trois figures principales, élevées au rang de ministres d'État : le gaulliste Olivier Guichard, le giscardien Michel Poniatowski et le centriste Jean Lecanuet. Durant sa présidence, l'humoriste Thierry Le Luron, parfois interrogé par Pierre Desproges, imite et raille Valéry Giscard d'Estaing sur sa façon de parler et sur sa communication (dîners chez des Français, entretiens au coin du feu[338]). 40. Dans l'informatique, il décide l'abandon du plan Calcul et d'Unidata, préférant fusionner sa branche française, la Compagnie internationale pour l'informatique (CII), avec l'américain Honeywell, ce qui entraîne la fermeture de l'usine CII de Toulouse (1 800 emplois), tandis qu'est arrêté le réseau Cyclades, dont la technologie sera popularisée par Internet[119]. En parallèle, les résultats électoraux de Valéry Giscard d'Estaing commencent à décliner. 19. fauteuil vacant Il échoue à former un pôle libéral-conservateur capable de concurrencer les groupes PPE et socialiste, et rallie le PPE en décembre 1991, en compagnie de trois autres députés européens français du groupe libéral[214]. La période des réformes sociales et sociétales s'achève à l'automne 1976, à l'exception notable des deux « lois Scrivener » et de la loi du 11 juillet 1979 relative à la motivation des actes administratifs et à l'amélioration des relations entre l'administration et le public. Le nouveau parti du président réalise un score honorable en obtenant sensiblement moins de sièges que le parti gaulliste, qui perd de son côté 39 députés. Après son éviction du gouvernement, il exprime ses réserves envers le pouvoir gaulliste, en particulier lors du référendum de 1969, contribuant ainsi au départ du général de Gaulle. ». […] Ainsi, c'est moi qui conduirai le changement, mais je ne le conduirai pas seul. Âgé de 29 ans, il quitte Matignon avec la chute de Faure et rejoint la commission des Lois de l’Assemblée nationale. Toutes les sessions de travail de la Commission sont ouvertes et retransmises par les moyens audiovisuels[b 10]. Il est par ailleurs dans le premier char qui entre dans Constance, le 26 avril 1945. Le 23 janvier 2017, il devient le président de la République française ayant vécu le plus longtemps, dépassant Émile Loubet[240]. En revanche, il ne parvient pas à lutter efficacement contre la hausse des prix, accrue par le premier choc pétrolier. Alors qu’il a été le premier candidat se revendiquant centriste à remporter une élection présidentielle sous la Ve République — bien qu'incarnant un courant penchant à droite —, son influence sur le centrisme politique en France est notable pendant plusieurs décennies[279]. Les activités de production d'uranium en France et à l'étranger du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) sont regroupées dans une Compagnie générale des matières nucléaires (COGEMA) et le Département de contrôle des risques du CEA fusionne avec le Service central de sûreté des installations nucléaires (SCSIN) dans ce qui deviendra l'Institut de protection et de sûreté nucléaire (IPSN)[117]. Alors qu'il brigue un quatrième mandat aux élections régionales de 2004 à la tête d'une liste d'union UMP-UDF et au titre de la section départementale du Puy-de-Dôme, le mode de scrutin mis en place en 2003 le contraint à un second tour, qu'il perd avec 47,3 % des voix face à Pierre-Joël Bonté (PS), étant emporté par la vague qui fait basculer la quasi-totalité des régions françaises à gauche[230]. C'est le lieu de villégiature habituel de l'ancien Président et de son épouse, qui figurent sur les listes électorales de la commune à partir de 2017[315],[327]. Les RI (Républicains indépendants) permirent à de nombreux militants venus de la droite nationale de concourir aux élections, parfois d’être élus et même, consécration ultime, de devenir ministres de la République. D'après le maire, Jean Pradalier, la municipalité est satisfaite de se décharger de la lourde gestion financière de ce monument, espérant en outre accroître son rayonnement par la célébrité de son propriétaire[320],[321]. L’ancien Président affiche un avis partagé sur son successeur socialiste, le considérant en 1986 comme « la fausse valeur de la seconde moitié ce XXe siècle »[185] mais déclarant a posteriori qu'il était le « dernier à avoir eu la dimension présidentielle »[186]. Michel Debré propose le nom de Valéry Giscard d'Estaing pour remplacer Wilfrid Baumgartner, qui a succédé en 1960 à Antoine Pinay. En octobre 1981, il prend une première position publique depuis son départ de l’Élysée avec la publication d'un communiqué au sujet de la dévaluation du franc décidée par le gouvernement socialiste[176]. Le président français prend cette décision après d'intenses négociations avec la Belgique et les États-Unis et alors que l'envoi de parachutistes sur un sol contrôlé par des rebelles est jugé périlleux[b 8]. Valéry Giscard d’Estaing est mort des suites du Covid. En froid avec l'Élysée, Jacques Chaban-Delmas démissionne le 5 juillet 1972, Pierre Messmer lui succédant. 36. Le 27 mai 1974, Valéry Giscard d'Estaing devient le troisième président de la Ve République. 30. 7. Jean Bernard 2. Le gouvernement Chirac est remanié dès le 9 juin, avec la nomination des secrétaires d'État et la démission du ministre des Réformes, Jean-Jacques Servan-Schreiber, qui protestait contre le début de la huitième campagne française d'essais nucléaires. Durant la présidence de Georges Pompidou, de 1969 à 1974, il occupe à nouveau la fonction de ministre de l'Économie et des Finances. Henri Troyat Les médias soulignent les divergences de vue qui opposent Valéry Giscard d'Estaing à Raymond Barre, ce dernier étant considéré comme plus conciliant avec les socialistes et le gouvernement d'« ouverture » de Michel Rocard, qui comprend des personnalités de centre droit[192]. Dany Laferrière Il défile devant le général de Gaulle le 14 juillet 1945[26]. Et particulièrement ceux qui l’ont servie. Pour retrouver sa légitimité, Charles de Gaulle annonce la tenue d'un référendum sur la réforme du Sénat et la régionalisation. Il prend une part active, en avril et mai 2005, à la campagne pour le « oui » au référendum français sur le traité constitutionnel européen. Le ministre des Finances parle alors de « franc amaigri mais guéri »[b 4]. Louant le « réformisme » du ministre d'État suédois social-démocrate Olof Palme, Valéry Giscard d'Estaing peut, dans un premier temps, paraître proche de la ligne politique défendue par le nouveau Premier ministre, Jacques Chaban-Delmas, promoteur de la « Nouvelle société ». Maurice Druon, 31. Comme Jacques Chirac, il doit faire face à la montée en puissance des « rénovateurs », de jeunes personnalités (François Léotard, Charles Millon, Dominique Baudis, François Bayrou, Philippe de Villiers) qui contestent son autorité et prônent le renouvellement de la droite[194]. Bertrand Poirot-Delpech Recevant Paul Reynaud et cultivant l'amitié de Jean Tardieu, l'autre leader de la droite des années 1930[9], il est membre de huit conseils d'administration en Indochine[10], préside la Société financière française et coloniale (SFFC) et dirige la délégation française au congrès de la Chambre de commerce internationale, en mai 1953[11]. L’ancien Président juge « grotesque » cette accusation pour « un geste dont personne n'a gardé le souvenir »[242],[243]. Non retenue à l’époque, la proposition de Valéry Giscard d'Estaing d’un mandat renouvelable une seule fois de façon consécutive sera reprise par la loi constitutionnelle du 23 juillet 2008[273],[274]. 17. L’ancien président Valéry Giscard d’Estaing sera inhumé dans la plus stricte intimité ce samedi, mais une journée de deuil national le 9 décembre a … Vidée de son mobilier, en partie dispersé en 2012 au cours d'une vente aux enchères au profit de la Fondation Valéry-Giscard-d'Estaing, la demeure est enfin cédée en 2020[323],[324]. Jean-Marie Rouart Claude Dagens Valéry Giscard d'Estaing Contrairement aux autres secrétaires d'État, il intervient régulièrement en Conseil des ministres, au motif que ses fonctions gouvernementales touchent de nombreux domaines[b 2]. Au lendemain de l’élection présidentielle de 1981, la possibilité que Valéry Giscard d'Estaing conduise la majorité sortante aux élections législatives anticipées annoncées par François Mitterrand ne suscite pas l’enthousiasme des députés UDF. Valéry Giscard d’Estaing et la France c’est un peu ça. | COLLECTION PARTICULIERE Le Maine Libre Publié le 03/12/2020 à 11h42 Il dira ensuite avoir été convaincu par la position du Général[b 2]. EuroLibertés : toujours mieux vous ré-informer … GRÂCE À VOUS ! Patrick Grainville Valéry Giscard d’Estaing accède à la fonction suprême à l’âge de 48 ans seulement. Ancien partisan de l’Algérie française, Valéry Giscard d'Estaing effectue en avril 1975 la première visite officielle d'un chef de l’État français sur le sol algérien depuis l’indépendance de 1962[137]. Bien que sa majorité de droite ait remporté à la surprise générale les élections législatives de 1978 et qu’il ait longtemps été donné réélu pour un second mandat, il est battu par François Mitterrand à l'élection présidentielle de 1981, notamment à cause des réticences du RPR de Jacques Chirac à le soutenir. Mais il n'émet pas de critique publique à l'égard de la politique du gouvernement et se montre favorable à « un cadre fédéral assez souple » ou à une partition de l'Algérie[b 1]. L'impôt sur les plus-values est instauré, mais Valéry Giscard d'Estaing avancera par la suite que le Parlement, en l'incorporant dans l'assiette de l'impôt sur le revenu au lieu d'en faire un impôt forfaitaire, dénaturera son initiative[111]. En 1976, son Premier ministre Raymond Barre n'avait pas hésite à augmenter l'impôt sur le revenu pour les plus riches de 4 % à 8 %. Mitterrand en 1981, le «non» à la constitution européenne en 2005 : pour ses deux (et seules) victoires électorales, cette gauche-là a battu, à chaque fois, Valéry Giscard d'Estaing. Il est nommé, la même année, membre de la délégation frança… Face aux interrogations, l'ancien président de la République affirme avoir « inventé les faits »[302]. Le dirigeant du RPR pense se débarrasser de Giscard en le faisant battre et il ne donne pas cher de la présidence Mitterrand et à ses ministres communistes, qui sont condamnés à très court terme. 37. Affirmant que ce nouveau parti constitue « l'élément centriste et européen de la majorité », il prône la création d'un « Sénat européen », élu au suffrage universel et se prononçant sur les textes législatifs ayant une portée communautaire, ainsi que d'une « Banque d'Europe », recevant des dépôts des banques centrales nationales et préparant la mise en place d'une monnaie commune. Le 30 octobre 1979, le ministre du Travail, Robert Boulin (RPR), accusé, par des lettres anonymes publiées par Le Canard enchaîné, d'avoir acquis de manière illégale une garrigue, est retrouvé mort dans un étang de la forêt de Rambouillet.