Le même jour, la ville de Stepanakert est bombardée pour la première fois à l'artillerie lourde[29]. Là encore, la Russie prend date pour 2020: l'année sera peut-être marquée par un processus politique de sortie de guerre en Syrie. Image par Angie Johnston de Pixabay. Israël et l’Arabie poussent les États-Unis « à agir », tandis que la Syrie est avec l’Iran, ce qui implique la Russie. Aliyev annonce la prise d'une vingtaine de villages[87]. Mais il semble considérer qu’il est préférable, pour le moment, d’avoir une approche plus diplomatique et moins frontale ». Le 18 octobre, grâce à une médiation du groupe de Minsk, un second essai pour une mise en place du cessez-le-feu est lancé, sans succès. Non à la guerre en Iran. On voit effectivement que dans ce cadre là, une théocratie chiite va plutôt soutenir un État avec lequel elle a plus d'intérêts stratégiques que d'intérêts confessionnels [Iran et Azerbaïdjan sont des pays chiites][111] ». Le ministère azerbaïdjanais de la Défense annonce pour sa part le lancement d'une « contre-offensive sur toute la ligne de front » du Karabakh, afin de « mettre fin à des activités militaires des forces armées de l’Arménie »[22]. Cependant la résolution est symbolique et non contraignante[45], et le gouvernement démissionnaire d'Adel Abdel-Mehdi n'a pas la légitimité constitutionnelle pour renégocier les accords diplomatiques qui encadrent depuis 2014 la présence des forces de la coalition[46]. En juin, l’Iran a … La Russie, via son ministre des affaires étrangères, s'est dite prête à collaborer avec la Turquie dans le but de stabiliser la situation et d'aider à la résolution de ce conflit[126]. La mort de Soleimani provoque une véritable onde de choc et l'Iran promet une « vengeance »[37],[38]. En 1921, l'armée soviétique envahit le Caucase et réunit les républiques au sein de la République socialiste fédérative soviétique de Transcaucasie, annexée à l'Union soviétique. L'Azerbaïdjan refuse de divulguer ses pertes militaires[5]. En 2018, le retrait unilatéral des Américains sur l'Accord de Vienne sur le nucléaire iranien et le rétablissement des sanctions contre l'Iran provoque également une dégradation des relations entre les États-Unis et l'Irak[8]. Selon le politologue français Florent Parmentier, « l’Arménie s'est convertie au christianisme en tant que religion d’État avant l'Empire romain. Dans la nuit du 7 au 8 janvier, l'Iran tire plusieurs missiles sol-sol — quinze selon Téhéran, vingt-deux selon l'armée irakienne — contre les bases aériennes irakiennes d'Aïn al-Assad et d'Erbil, qui abritent des soldats américains[53],[54],[55],[56]. La Russie qui, bien qu'alliée de l'Arménie, vend également des armes à l'Azerbaïdjan, se positionne en arbitre régional, appelant les deux camps à mettre fin aux hostilités[22]. Ifri 27 rue de la Procession 75740 Paris Cedex 15 – FRANCE Tél. Il aurait été touché par une frappe de drone azerbaïdjanaise[69], information démentie par l’Arménie[70]. Le gouvernement irakien condamne le raid américain[36] et Moqtada al-Sadr déclare qu'il réactive l'Armée du Mahdi[36]. Le 27 septembre 2020, des combats meurtriers éclatent dans le Haut-Karabagh entre les forces arméniennes et azéries[22]. En Irak, les manifestations se concentrent à Bagdad et dans le sud du pays, majoritairement chiite, tandis que le nord, majoritairement sunnite et durement touché par la guerre contre l'État islamique, reste à l'écart de la contestation[16]. vendredi 3 janvier 2020. par Pierre Haski. Et, dans la lutte d'influence à laquelle se livrent les deux parrains rivaux depuis la chute du dictateur Saddam Hussein, Téhéran pourrait bien avoir marqué un point décisif sur Washington. La forme la plus courante de violence contre les femmes en Iran . Fin octobre 2020, le représentant du Haut-Karabagh à Paris déclare craindre un « nettoyage ethnique »[155]. 0. Irak: le Hachd al-Chaabi, supplétif crucial mais parfois encombrant, Un Américain tué par des roquettes dans l'Irak en crise, Iran Threatens Revenge As It Mourns Guards Killed By US, Risque d’escalade entre les États-Unis et les milices chiites en Irak, G7 : Emmanuel Macron à la manœuvre sur l’Iran et les autres dossiers brûlants, Iran : Donald Trump annonce "les sanctions les plus sévères jamais imposées à un pays", Le bilan de la répression en Iran atteindrait 1,500 morts - sources, Avec le retour d’Internet, les Iraniens découvrent l’ampleur de la répression, Pourquoi l’Iran risque de fermer complètement la parenthèse révolutionnaire, Iran : retour sur un massacre dans le sud du pays, Pourquoi les Arabes sunnites ne rejoignent pas massivement la contestation irakienne, « On doit rester unis jusqu’à la chute du régime » : à Bagdad, la contestation de la place Tahrir résiste à la répression, En Irak, une génération est broyée et le système remis en cause, Cortège funéraire et incendies en Irak en pleine révolte, « Nous sommes prêts à manifester indéfiniment » : en Irak, la mobilisation contre le gouvernement reprend dans le sang, En Irak, l’ayatollah Ali Al-Sistani soutient la contestation, En Irak, le premier ministre Adel Abdel Mahdi annonce sa démission, La révolte populaire reprend en Irak, toujours sans premier ministre. Le 31 octobre, Nikol Pachinian demande l'aide à Poutine compte tenu du « rapprochement des hostilités de la frontière arménienne » et conformément au Traité d'amitié, de collaboration et d'assistance mutuelle entre l'Arménie et la Russie, signé le 29 août 1997. Tout d’abord parler d’une guerre entre les États-Unis et l’Iran ne permet pas de comprendre la situation. - Le Poin . Le Haut-Karabagh modifie sa constitution par référendum en 2017, prenant le nom de République d'Artsakh. La «Guerre» de Biden contre l'Iran! Le 19 octobre, un drone turc Bayraktar TB2 de l'armée azerbaïdjanaise aurait été abattu pour la première fois par les forces arméniennes[56]. Il a fourni à l'Iran et à ses alliés irakiens, les partis religieux et milices chiites déstabilisés depuis octobre par une contestation populaire, une occasion de faire taire leurs détracteurs. L’assassinat du personnage le plus charismatique de la République islamique n’a provoqué ni guerre ni sérieuses représailles. Fin 2019, les États-Unis accroissent les sanctions économiques, l'Iran et l'Irak sont touchés par de vastes manifestations anti-gouvernementales, des milices pro-iraniennes mènent des attaques en Irak contre des cibles américaines et l'armée américaine attaque officiellement des cibles militaires iraniennes. Facebook. Des civils commencent à évacuer la ville[30]. Ces actions, non revendiquées, sont imputées par les Américains aux milices pro-iraniennes[4]. Et, dans la lutte d'influence à laquelle se livrent les deux parrains rivaux depuis la chute du dictateur Saddam Hussein, Téhéran pourrait bien avoir marqué un point décisif sur Washington. La partie arménienne dément[55]. Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme évoque des crimes de guerre et dénonce l'utilisation de ces armes prohibées par les deux parties[79]. Dimanche, 5 janvier 2020 23:05 MISE À JOUR Dimanche, 5 janvier 2020 23:10 ... [PHOTOS] Manifestation contre la guerre en Iran . ANALYSE - La frappe américaine contre le général iranien Qassem Soleimani, figure majeure du régime et personnalité très populaire en Iran, a fait l’effet d’une bombe dans l’actualité internationale dans les premiers jours de la nouvelle année 2020. Cette situation conduit le comité à revenir sur sa décision le 4 juillet 1921 et à attribuer le Karabagh à la République socialiste soviétique d'Azerbaïdjan[15], incorporant l'oblast autonome du Haut-Karabagh à la RSS d'Azerbaïdjan en 1923[16], malgré une population de l'oblast à 94 % arménienne[17],[18]. Ce sont des territoires originellement azéris. Avec l'appui américain, l'Azerbaïdjan est considéré par Israël comme un allié stratégique contre l'Iran, ennemi principal d'Israël. Pour l'analyste Nicholas Heras, il s'agit d'un message adressé à la Turquie pour signifier que la Russie « peut frapper les supplétifs syriens (d'Ankara) autant qu'elle le souhaite, si la Turquie n'engage pas une désescalade des activités militaires allant à l'encontre des intérêts russes en Libye, en Syrie et dans le Nagorny-Karabakh »[129]. Le 20 octobre, Aliyev annonce la prise de la ville de Zangilan[57]. [...] L'Iran, à la différence des États-Unis, a développé en Irak une stratégie méthodique de longue haleine, menée en trois temps : neutralisation de la menace militaire de l'Irak ; montée en puissance de milices pro-iraniennes sur le plan sécuritaire et politique ; infiltration des institutions irakiennes, entre autres dans la ville sainte chiite duodécimaine de Nadjaf. De son côté, Israël importe par exemple du pétrole azerbaïdjanais[122],[123]. Des émeutes éclatent à Erevan en réaction à cette nouvelle[93]. Une déclaration de guerre ? Le 29 octobre, une nouvelle rencontre a eu lieu à Genève entre les ministres des Affaires étrangères d’Arménie et d’Azerbaïdjan[74]. Le 4 janvier 2020 à 13h47, ... Ils savent que Trump ne veut pas d'une vraie guerre en Iran. La «Guerre» de Biden contre l'Iran! Recrutés par la société militaire privée turque SADAT, proche du président Recep Tayyip Erdoğan, ces combattants seraient de préférence spécialisés dans le lancement des missiles antichar[144]. Le même jour, l'Arménie reconnaît la perte de Goubadly[72]. L'armée américaine reconnaîtra cependant 110 blessés légers, souffrants de commotions cérébrales et de traumatismes crâniens[6]. Mais il semble considérer qu’il est préférable, pour le moment, d’avoir une approche plus diplomatique et moins frontale »[90]. Le porte-parole présidentiel de la République autoproclamée du Haut-Karabagh Vahram Poghosyan confirme que leurs forces ne contrôlent plus Choucha[88]. Twitter. Le 12 janvier 2020, l'historien Jean-Pierre Filiu considère pour sa part que : « Le conflit ouvert entre les États-Unis et l'Iran, le 27 décembre en Irak, se conclut, le 8 janvier, par une incontestable victoire de Téhéran. Le 9 novembre, vers 17 h 30, un hélicoptère de la 102e base militaire russe (stationnée en Arménie) est abattu non loin de la frontière arméno-azerbaïdjanaise à Eraskh au nord-ouest de Nakhitchevan et près de la frontière turque. La porte-parole du ministère de la Défense arménien, Shushan Stepanyan, déclare qu'un drone Bayraktar TB2 a été abattu par leur système de défense aérienne dans le sud-est du Haut-Karabagh[85]. Le 14 octobre, l’Azerbaïdjan a annoncé avoir frappé des sites de lancement de missiles sur le territoire arménien, ce qui laisse craindre une escalade des combats dans la région[43]. Des services de santé décimés par la guerre : le Covid-19 au Moyen-Orient et en Afrique du Nord 25 février 2020 Communiqué de presse Iran : Absence de justice suite à la répression sanglante Le 26 octobre, à Idleb, la Russie bombarde un camp d'entraînement de Faylaq al-Cham, un groupe rebelle syrien proche du gouvernement turc, tuant près de 80 personnes[128]. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), à la date du 20 octobre, 2 050 mercenaires syriens de l'Armée nationale syrienne ont été déployés en Azerbaïdjan et parmi ces derniers, au moins 161 ont été tués au combat et 92 corps ont été ramenés en Syrie[2]. Pour Hélène Sallon, journaliste au Monde : « En violant la souveraineté irakienne pour éliminer le général Soleimani et son lieutenant en Irak, Abou Mahdi Al-Mohandes, Washington a ravivé les démons d'un antiaméricanisme qui n'avait jamais été aussi vindicatif depuis l'occupation américaine de 2003-2011. » 25 janvier 2020. Le 16 novembre, conformément à l'article 92 de la Constitution turque, Erdoğan demande l’autorisation du Parlement turc pour déployer des soldats turcs, mais aussi du personnel civil, en Azerbaïdjan afin de « prendre part aux activités du centre de coordination qui sera établi avec la Russie », « assurer le respect du cessez-le-feu » en vigueur depuis le 10 novembre et « établir la paix et la stabilité dans la région pour protéger les intérêts de la Turquie ». Le 9 janvier 2020, Anthony Samrani, journaliste à L'Orient-Le Jour, considère que : « Les deux parties ont joué l’apaisement au cours des dernières heures, confirmant qu'aucune des deux ne souhaitaient s'engager dans un conflit ouvert. Une importante foule est présente et une bousculade cause la mort d'au moins 56 personnes et fait 212 blessés[52]. En juin 2020, le journaliste à L'Orient-Le Jour Anthony Samrani écrit : « Il est plus facile de le dire après coup. Le 25 octobre, Aliyev annonce la prise de la ville de Qubadli[64]. [...] Cette « guerre d'Irak » n'aura duré que douze jours et n'aura causé qu'une quarantaine de morts. Selon l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm, l’Azerbaïdjan est aussi le deuxième plus gros acheteur d'armes israéliennes après l'Inde[121]. Un sous-traitant américain est tué et plusieurs militaires sont blessés dans cette attaque, d'une ampleur alors sans précédent[4]. Le 18 octobre, le drapeau azerbaïdjanais est hissé au pont de Khudaferin, à la frontière iranienne[52]. En 2010, Saturne Carré à Pluton (et tous deux mal reliés à Uranus) ont exacerbé la crise économique ! Le 7 novembre, lors d'un appel téléphonique avec Poutine, Erdoğan dit que les forces arméniennes doivent quitter les territoires azerbaïdjanais et que « les dirigeants arméniens (devaient) être convaincus de s'asseoir à la table des négociations », à laquelle la Turquie prendrait part[82],[83]. Selon le procureur général de l'Azerbaïdjan, du 27 septembre au 9 novembre, 93 civils azerbaïdjanais ont été tués et 407 ont été blessés suite aux attaques des forces arméniennes. Il explique que l'Azerbaïdjan fait valoir que « ces sept régions n'ont de toute façon aucun rapport ni avec le conflit ethnique, ni avec l'Arménie. Ces informations peuvent manquer de recul, ne pas prendre en compte des développements récents ou changer à mesure que les combats progressent. Après trois échecs en 2018, la proposition de l'Alliance Fatah fédère les partis chiites en obtenant le ralliement du mouvement En marche de Moqtada al-Sadr et du Parti islamique Dawa, tandis que les députés sunnites et kurdes boycottent la séance[32],[45]. Mais force est de constater, six mois après l’élimination du général iranien Kassem Soleimani, que les Américains ont réussi leur pari. Le statut du Haut-Karabagh reste néanmoins à déterminer. C’est donc en violant allègrement la souveraineté de l’Irak et en éliminant un dignitaire d’un pays représenté à l’ONU que l’oncle Sam… Sous son commandement, les milices pro-iraniennes des Hachd al-Chaabi participent activement à la répression, ouvrant le feu sur les manifestants[18],[17],[19]. Le 4 novembre, un groupe ultra-nationaliste turc, les Loups gris, est dissous[107]. Mais en septembre, après l'attaque d'Abqaïq et de Khurais, le président américain Donald Trump accentue les sanctions économiques en déclarant qu'elles sont « les plus sévères jamais imposées à un pays »[11]. Pendant ce temps en Iran, les aveux tardifs du régime sur sa responsabilité dans la destruction du vol 752 Ukraine International Airlines provoquent la colère de nombreux habitants qui dénoncent les « mensonges du gouvernement »[75],[76],[77]. Les journalistes présents sur place observent que de nombreux habitants incendient leur maison pour ne pas qu'elles soient occupées par les Azerbaïdjanais[94],[95],[96]. Joshua Keating — Traduit par Bérengère Viennot — 11 janvier 2020 à 10h07. Elles sont au nombre de trois, trois guerres qui auront une incidence majeure sur la marche du monde. Le même jour, l'Iran annonce s'affranchir davantage de l'Accord de Vienne, en ne s'imposant plus de limites pour l'enrichissement d'uranium[48]. Dès le lendemain, le Canada et l'Ukraine avancent que l'avion aurait été abattu par erreur par un missile sol-air iranien. La capitale, auparavant Chouchi (Շուշի), devient Khankendi, l'actuelle Stepanakert (Ստեփանակերտ). D’après Bernard Hourcade, cette guerre est la « clef de lecture de tout ce qui se passe en Iran : les gens qui ont fait la guerre Irak/Iran sont aujourd’hui les cadres du pouvoir ».